Alors que les violences policières sont de plus en plus visibles et documentées grâce aux témoignages des personnes concernées, au travail des collectifs, des chercheur·euses et de certain·es journalistes, elles demeurent encore insuffisamment reconnues dans le débat public.
Contrôles discriminatoires, usages disproportionnés de la force, difficultés à faire reconnaître les violences subies, blessures graves et, dans certains cas, décès lors d’interventions policières : ces réalités ne sont pas des cas isolés. Ces situations interrogent le rôle de la police, son fonctionnement, les rapports de domination qu’elle contribue à maintenir et la responsabilité des institutions.
Dans les situations de violences policières, les procédures judiciaires peinent à établir les responsabilités, à reconnaître les préjudices subis et à prévenir la répétition des violences. Ce constat invite aussi à questionner les limites de la justice pénale et à explorer d’autres façons de penser la responsabilité, la réparation et la transformation des institutions.
À l’origine de cette programmation se trouve un journal conçu par Messane Van Praet, dans le cadre de son travail de fin d’étude de graphisme à la Cambre. En donnant à voir et à penser les violences policières à travers une approche graphique, documentaire et critique, ce travail a constitué le point de départ de notre réflexion. Les rencontres, projections, ateliers et débats proposés pendant ces deux semaines prolongent cette démarche en ouvrant un espace d’analyse et de dialogue autour des violences institutionnelles et des différentes conceptions de la justice.
Programme complet et inscriptions : https://www.pac-g.be/events/1312-raisons-dy-reflechir/


